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Extension de la période d’enquête de la CPI à 2002: Dr. Doumbia Major (Président du CPR) s’en réjouit

Dr. Doumbia S Major : Pdt du CPR

Extension de la période d’enquête de la CPI à 2002: Dr. Doumbia Major (Président du CPR) c’est une chose positive et nous nous en réjouissons, car c’est une façon pour la CPI d’admettre que toutes les victimes de crimes contre l’humanité se valent.

Le Dr. Doumbia Major est docteur en science du langage de l’Université Paris Est. Spécialiste en communication politique et en analyse automatisée des discours politiques. Il a soutenu une thèse en lexicométrie sur la référence au discours identitaire en Côte d’Ivoire.

Militant politique ivoirien vivant en France, il a subit la torture en Côte d’Ivoire son pays d’origine, dont il a une parfaite connaissance de tous les acteurs politiques.

A la tête d’un mouvement politique dénommé CPR, le Docteur. Doumbia s’est toujours battu pour que la CPI ne limite pas son enquête sur les crimes contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire, à l’unique période de la crise poste électorale.

En la faveur de la décision de la cours préliminaire III d’étendre la période d’enquête de la CPI à 2002, notre rédaction a bien voulu le rencontrer pour prendre son avis sur cette décision.

Interview, Ivoirescoop.net

 

Ivoirescoop.net : Que pensez-vous de la dernière décision de la CPI de prolonger ses enquêtes jusqu’à 2002 ?

DR. Doumbia Major : Je pense que c’est une question de bon sens et un début de victoire pour la justice de manière générale. La CPI jouait sa crédibilité dans cette affaire concernant le jugement des crimes contre l’humanité commis en Côte d’ivoire. Elle avait intérêt à ne pas donner d’elle même l’image d’une justice à double vitesse et celle d’une justice instrumentalisée qui était au service de personnes qui l’utilisait pour régler des comptes personnels. Étendre les enquêtes jusqu’en 2002 est une chose positive et nous nous en réjouissons, car c’est une façon pour la CPI d’admettre que toutes les victimes de crimes contre l’humanité se valent, et que tous les criminels qui violent les droits humains et commettent des crimes contre l’humanité et crimes économiques se valent. C’est une manière pour la justice internationale de loger tous les coupables de crime contre l’humanité à la même enseigne et cela est une bonne chose

Ivoirescoop.net : Ne pensez vous pas un instant que ce soit comme si ADO livrait ceux qui l’ont emmené au pouvoir, les FAFN.

DR. Doumbia Major :‎ Non je ne crois pas qu’ADO livre quelqu’un en laissant chacun se défendre et répondre de ses actes face à la justice internationale !  Bien au contraire il agit bien en ne couvrant pas des criminels et des auteurs de crimes contre l’humanité, car ce serait abject de voir des auteurs de crimes contre l’humanité être protégés par un Président qui affirme partager des valeurs de démocratie et de respect des droits de l’homme. Nous pouvons tous nous targuer d’avoir amené ADO au pouvoir, mais il faut faire le tri. Tous ceux qui ont soutenu la prise du pouvoir d’ADO ne sont pas tous des auteurs de crimes contre l’humanité.

Il faut faire la part des choses, on peut mener un combat politique et même faire une guerre sans violer les règles et conventions internationales en matière de guerre, et sans commettre des crimes contre l’humanité. Dans tous les cas, ADO ne saurait être tenu pour responsables des violations de droits humains qui ont été commis par des individus au cours de la période de l’extension de l’enquête de la CPI, c’est-à-dire entre 2002 et 2010. Ce n’est pas parce que quelqu’un a soutenu ADO, ou qu’il a affirmé le soutenir que cela doit effacer des crimes de sang ou des crimes économiques qu’il aurait commis avant son soutien à ADO. Le soutien à ADO ne saurait être une onction qui absout les criminels contre l’humanité en les lavant de leur passé qui peut être épouvantable.

Ivoirescoop.net : La non intervention de Ado ne sera-t-elle pas perçue par certains chefs rebelles à commencer par SORO, comme un lâchage ?

DR. Doumbia Major :‎ ADO n’a jamais demandé à qui que ce soit d’aller tuer des civils non combattants, il n’a jamais demandé à qui que ce soit de mettre des personnes dans des containers pour les exposer au soleil afin que ces derniers meurent par étouffement. Je ne crois pas qu’ADO ait demandé à qui que ce soit d’assassiner sans jugement des prisonniers qui étaient détenus et qui devaient être traités selon la convention de Genève que nul n’est sensé ignoré. Quand on se dit chef ou quand on prétend être politologue, il y a des choses basiques qu’on est sensé savoir.

Chacun doit assumer ses actes ; ce n’est pas parce qu’on a soutenu ADO de manière tactique aujourd’hui, que cela nous donne des droits rétroactifs comme le droit d’aller casser des banques pour soi-même ou celui de violer des personnes. Ce sont là des actes dont des individus ont tirés des jouissances et avantages personnelles ou des actes de positionnement personnels. Il faut que les uns et les autres apprennent à assumer les conséquences de leurs actes quand vient le moment de le faire, sans chercher à présenter leur sort comme un lâchage de la part de ADO, car ADO ne leur a pas demandé de voler, de tuer pour terroriser pour se positionner et encore moins de violer des femmes. Cela s’appelle être responsables.

Cela dit, il faut préciser que j’avais souhaité que l’Affaire soit traitée au niveau local comme en Afrique du Sud. On n’a pas voulu m’écouter et là c’est une boite de pandore qui s’ouvre. Je crois qu’on aura du mal à la refermer et je crois aussi que si on la pousse loin, elle risque d’éclabousser même les concepteurs de l’ivoirité, car en réalité ce qui se passe à la Haye c’est le procès de l’Ivoirité. Ce sont en effet les conséquences du recours politique à ce concept qui a conduit des ivoiriens à commettre des crimes les uns contre les autres.

 La question que je me pose est celle de savoir si au procès de Nuremberg, où l’occident a jugé le nazisme, on aurait pu épargner les idéologues de ce concept de pureté raciale pour ne s’acharner que sur les exécutants de l’endoctrinement qui en a résulté ? Je crois qu’il faut creuser plus et pointer aussi du doigt les concepteurs de l’idéologie identitaire qui a conduit le pays dans le chaos. Il ne faut pas s’attarder que sur les effets, il faut éradiquer le mal à sa racine et sa racine est idéologiques, elle se trouve dans un discours politique de haine qui a été distillé et dont on doit punir les coupables.

Ivoirescoop.net : Votre satisfaction vient-elle du fait que vous-mêmes, qui avez été l’objet de torture en Côte D’ivoire, seriez pris en compte par cette extension de la période d’enquête ?

DR. Doumbia Major :‎ Pour ma part je fais remarquer que j’ai été torturé en l’an 2000 au sein de l’école de gendarmerie et dans l’enceinte du commandement supérieur, j’ai subi des traitements inhumains et dégradants dans mon pays. J’ai connu le supplice des fourmis magnan qu’on m’a mis dans le caleçon et pire encore. J’ai porté plainte contre mes tortionnaires au tribunal Royal de Belgique, le 16 Novembre 2001, à 11 heures ou j’ai été entendu par l’officier de police judiciaire André Delvaux. J’ai transmis cette plainte à la CPI, donc vous comprendrez que je reste sur ma faim si l’extension de la période ne se limite qu’en 2002, car avant cette date, il y eu des atrocités qui se sont passées dans notre pays, dont le charnier de Yopougon, qui a fait l’objet d’un rapport d’experts indépendants. Je crois qu’il faut regarder tous ces cas de violations de droits et tous ces crimes qui ont marqué la vie de notre nation depuis 1999-2000 où notre pays a connu le premier coup de force qui l’a fait sortir des voies de la normalité démocratique. Pour ma part j’ai tourné la page de ces tortures et je regarde vers l’avenir, mais puisqu’on veut vraiment juger les crimes contre l’humanité, il aurait été bon que ceux qui ont ordonné la torture de l’étudiant que j’étais soient entendus, car, je ne défendais que des opinions. Je suis prêt à pardonner et j’ai même pardonné à mes tortionnaires, mais il n’est pas bon qu’ils s’en tirent comme s’ils n’avaient rien fait de mal.

Réalisée par Sebastien Sanou

Traqué après son interview contre Guillaume Soro, Doumbia Major apparaît à Yopougon

Dr. Doumbia S Major : Pdt du CPR

La saga entre les anciens compagnons du MPCI (première appellation de l’ex-rébellion ne connaîtra pas son point d’orgue de si tôt. Après son interview à Trait d’Union, Doumbia Major est dans le viseur des hommes du nouveau régime. Harcelé par des hommes de paille en France, il séjourne en ce moment à Abidjan… Les faits sont-ils en train de donner raison à Doumbia Major, ex- Fesciste et ex-compagnon des ténors de la rébellion de septembre 2002, qui accusait ses anciens compagnons de pratiques dignes de la Mafia sicilienne ? C’est en tout cas ce qui semble en train de se dérouler après qu’il a donné une interview exclusive à votre hebdomadaire. Lire la suite

Le pdt du CPR écrit aux militants

Chers amis et sympathisants qui m’écrivez, je reçois de vous plusieurs messages d’encouragements et conseils, et je voudrais répondre à l’un d’entre eux plus longuement pour que cela serve de réponse aux autres.

Voici en effet ce que l’un d’entre vous, qui se reconnaîtra m’écrit ce jour: « merci pour tout ce que vous faites pour nous le peuple. Tu es la voix des sans voix, continu sur cette lancée, c’est Dieu qui va te payer car la gloire de ton combat approche et vous serez vainqueurs inchallah, merci et merci encore ».

Réponse de Doumbia Major :

Merci cher frère, je mène ce combat librement selon mon âme et ma conscience pour les droits et le bien être du peuple, mais sachez que j’ai besoin de tout le monde pour qu’ensemble on accélère le changement. J’aime bien vos encouragements et bénédictions, mais n’oubliez est avant tout un combat est collectif, qui ne doit pas être laissé à l’unique charge de quelques militants actifs. Nous devons tous nous mobiliser, car nous sommes tous, autant que nous soyons les sociétaires ou actionnaires à parts égales du pays et de ses richesses communes.

Tout ce qui est dans notre pays comme richesses ou ressources, appartiennent à tous les fils natifs du pays ; c’est-à-dire que ces richesses collectives appartiennent à toi à moi et aux autres. Mon combat n’est que le combat pour la justice, l’égalité de droit et un combat pour la répartition équitable des ressources et richesses du pays à tous ses fils et filles.

En menant ce combat je me bats pour tout le monde, mais je me bats pour moi aussi, car, je pense à la vie future de mes enfants et petits enfants tout en pensant au bien-être de ceux des autres citoyens de mon pays. À la différence des hommes politiques qui pillent le pays mon combat n’est pas égoïste. J’ai fait le choix de refuser le bonheur égoïste en volant les biens collectifs, et j’ai choisi de me battre pour le bonheur pour tous.

Ce choix s’explique par ma croyance profonde à l’idée que c’est criminel de s’enrichir en volant ou en extorquant ce qui appartient à tous le monde, alors que les autres propriétaires de ces biens collectifs sont dans la misère. J’estime que si on respecte les autres et qu’on les considère comme des humains comme nous, on ne peut pas se comporter ainsi en étant indifférent au sort de nos concitoyens qui sont avant tout nos semblables humains. Quand on a le respect de la vie humaine et qu’on perçoit ses concitoyens comme des humains comme nous même on ne vole pas leur bien pendant que ceux-ci ne mangent, ils n’arrivent pas à se soigner, ils ne parviennent pas à scolariser leurs enfants, alors que les nôtres sont dans les meilleures écoles ou à l’étranger.

Cette posture de militant permanent pour le changement positif est un choix de vie et c’est le destin que je me suis fixé. Je ne suis pas prêt à faire des concessions sur ces points.

Je sais que ce choix est incompréhensible pour ceux qui n’ont pas cette force de caractère qui me pousse à refuser de chercher à aller me servir dans la manne collective.

Quand on sait qu’il est facile de s’enrichir à partir d’une posture publique dans un pays mis en pâture comme l’est la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui, certains ne comprendront jamais ma posture et mon intransigeance. Surtout que le contexte favorise l’accumulation de richesse par vol de deniers publics, car la majorité de nos populations ne connaissent elles mêmes pas leurs droits et elles pensent que les hommes politiques ont le droit de se servir s’en rendre compte au peuple.

Beaucoup de personnes faibles face aux biens matériels, et qui voudraient secrètement être à ma place pour marchander leur posture sociale et leur notoriété, ne comprennent donc pas que je sois en rupture avec ceux qui sont au pouvoir. Certains même vont jusqu’à fantasmer en pensant ou en inventant des histoires pour expliquer mes prises de position. J’entends même certains qui avance que si je suis en rupture de banc avec ceux que j’accuse de pillage, c’est soit parce qu’on m’aurait refusé un poste quelconque, ou parce que je n’ai pas eu ma part du butin collectif. Je les comprends, parce que nombreux sont ceux d’entre eux qui ne pourraient jamais défendre les positions de vérité qui sont les miennes s’ils étaient dans ma position. Ils ne me comprendront jamais, comme ils ne comprendront jamais un homme comme Mamadou Koulibaly qui de sa posture porte des critiques, alors qu’il peut choisir de se taire pour « manger » tranquillement avec ses paires de la refondation. Ils ne comprendront jamais que dans la vie il y a des personnes qui ont des convictions et le sens de l’honneur dans tous les actes publiques qu’ils entreprennent.

Je comprends leur faiblesse, je ne les blâme pas, mais qu’ils sachent que depuis le lycée en passant par l’université, où j’ai été militant, avant d’arriver sur le terrain politique, j’ai toujours défendu des positions de vérité et j’ai toujours refusé la corruption de mon âme. C’est donc le principe de cohérence qui guide ma vie et mes actions. Jamais je n’ai été impliqué dans des vols de deniers publics, dans des pillages où des casses de banque ou des actions d’exploitation d’un quelconque membre de mon peuple. Je me suis toujours battu où j’ai toujours essayé de me battre pour les autres avec parfois des réussites et parfois des ratés peut être, mais tel est le sens de mon combat.

J’estime qu’être libre dans sa tête s’est respecter les principes et les valeurs qu’on s’est soi-même librement imposé. Jusqu’ici je garde ce cap sans compromission, pour servir les intérêts de mon peuple dont je me suis imposé comme destin de le libérer des griffes de ceux qui l’exploitent.

Dans ce combat j’ai besoin de tous ceux qui se sentent exploités, de tous ceux qui se sentent victimes d’injustice et de tous ceux qui veulent lutter contre les injustices et l’iniquité, car c’est ensemble que nous briserons les chaines des injustices et de l’exploitation que subit notre peuple.

Pour le changement positif et la redistribution équitable des ressources.

La lutte continue !